Côte d’Ivoire : La marche de l’opposition prévue le 9 aout autorisée
La marche du front commun PDCI-PPA-CI annoncée pour le samedi 9 aout a été autorisée mardi 5 aout par le préfet d’Abidjan, mais l’itinéraire a été changé.
« La marche prévue par le Front commun PPA-CI-PDCI est autorisé », a informé dans une courte vidéo, Yagui Jean Likane, député du PDCI. « Elle aura bel et bien lieu le 9 aout », insiste le député à l’issue d’une rencontre que ces partis d’opposition ont eue avec le préfet d’Abidjan et les responsables des forces de sécurité, ce mardi 5 aout.
Quant à l’itinéraire prévu, il a été changé après concertation des deux partis. La marche aura désormais lieu à Yopougon sur l’itinéraire Saguidiba- Ficgayo, au lieu de Marcory-Plateau initialement choisi par l’opposition, mais refusé par les autorités.
Sur ce premier itinéraire, en annulant la première date retenue pour cette marche de l’opposition, Andjou Koua, le préfet d’Abidjan, avait évoqué « les réels désagréments que créerait cette marche aux usagers du boulevard Felix Houphouet Boigny », mais aussi « les risques à occuper la place de la République située à quelques mètres du palais de la présidence de la République ».
Démontrer la volonté d’un dialogue politique
« La marche que nous faisons est une marche pour démontrer qu’une bonne partie de la population sinon la grande partie de la population souhaite que le gouvernement et les partis politiques s’asseyent pour engager un dialogue politique franc, qui permettrait d’aller à des élections apaisées dans notre pays », rappelle l’élu, insistant sur le caractère « pacifique » de cette manifestation politique.
Il y a quelques jours, la commune de Yopougon qui abritera la marche de l’opposition était le théâtre de violences. Des individus armés de pierres, de bois et d’objets contondants ont mis le feu à un autobus et caillassé un véhicule de police dans un quartier de cette commune populaire d’Abidjan.
Onze personnes ont été interpellées, selon le ministre de la Sécurité qui a fait diffuser une vidéo d’« aveux » d’un des « exécutants » qui a affirmé que leur objectif étaient de « créé la psychose dans la commune d’Abidjan, pour le compte du PPA-CI ».
Alors que ce parti réfute tout lien avec ces violences, plusieurs de ses responsables ont été arrêtés et certains ont été convoqués, ce mardi 5 aout, à la préfecture de police d’Abidjan.