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Couverture Maladie : environ 140 000 personnes vivant avec le VIH enrôlées

En Côte d’Ivoire, les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) sont prises en charge par la couverture maladie universelle (CMU). Le ministre de la Santé, Pierre Dimba a annoncé qu’environ 140 000 ont été déjà enrôlées dans le cadre de la couverture maladie universelle.

« D’ici à la fin de cette année, l’ensemble des PVVIH devrait être enrôlé » à la couverture maladie universelle. C’est ce qu’a assuré Pierre Dimba, le ministre de la Santé, jeudi 17 juillet, lors de la 10e session du Conseil national de la santé. La session, présidée par le Vice-président Tiémoko Meyliet Koné, s’est tenue au palais présidentiel à Abidjan.

La couverture maladie universelle (CMU) est un mécanisme obligatoire d’assurance santé pour toute personne résident en Côte d’Ivoire. Il vise à donner accès à des soins de santé dans les hôpitaux publics et des médicaments à un coût réduit. Il comprend deux régimes. Un Régime général de base, contributif, à raison de 1 000 FCFA par mois et par personne, ainsi qu’un Régime d’assistance médicale, non contributif, pour les personnes démunies qui étaient exclues du système de santé.

Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, plus de la moitié de la population est déjà enrôlée selon le ministère de la Santé. En tenant compte de cette dynamique, le ministre a estimé « qu’environ un tiers des personnes vivant avec le VIH a été enrôlé, soit environ 140 000 personnes ». Le nombre de personnes vivant avec le VIH a été estimé à 407 000, dont 65 % de femmes, selon le ministre.

Dans un pays où elles sont encore stigmatisées, « le processus d’enrôlement des PVVIH a débuté avec un mode opératoire qui garantit la confidentialité du processus et l’anonymat des personnes », a souligné le ministre.

Restructurer le fonds national de lutte contre le Sida

La Côte d’Ivoire veut mobiliser davantage de « ressources domestiques » pour le financement de son système de santé. Dans ce sens, le ministre envisage « la restructuration du Fonds National de Lutte contre le Sida (FNLS) en un fonds plus attractif qui financera d’autres programmes prioritaires de santé publique tels que le paludisme, la tuberculose, la nutrition, et les épidémies, et les maladies chroniques ».

Une autre piste selon Pierre Dimba : « l’exploration des nouvelles niches fiscales et l’optimisation de la parafiscalité sur des produits ayant un impact négatif sur la santé tels que l’alcool, le tabac, les bouillons alimentaires, les produits pétroliers (qui) devraient permettre de mobiliser entre 118 et 150 milliards FCFA par an ».

Api Ahissan

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